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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 12:11

Le Mouvement d'Action Paysanne (MAP), représenté par Francis Descamps, a dédié un article dans La Lettre n°37, disponible en ligne à cette adresse. Pages 9 et 10.

 

Le Courrier de l'Escaut avait publié deux articles annonçant la journée (Christophe Desablens)PID_-1029724-_8b42a36c-50df-11e1-a2c3-25442cd24b6a_original.jpg

  • La disparition des fermes familiales n’est pas une fatalité ici
  • L’émergence d’un réseau local ici

La locale ECOLO de Tournai avait annoncé l'évènement (ici) et a poursuivi la réflexion sur son site internet (ici)

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:40

  Chèvrerie de la Croix de la Grise, 11 février 2012


  Voici quelques détails sur les deux professeurs qui sont intervenus durant cette journée et quelques liens qui permettent de suivre leurs activités.

 

Voici plusieurs sites internets en lien avec les exposés de la journée:

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:01

 

Chèvrerie de la Croix de la Grise, 11 février 2012

Diapositive1

Enjeux économiques d'une agriculture soutenable

 

Conclusions de la journée du 11 février 2012 intitulée "Comment valoriser une agriculture durable" dont les deux intervenants ont étés Mme Marjolein Visser (ULB) et M. Nicolas Dendoncker (FUNDP). Voici les diapositives présentées et quelques notes les commentant.

Diapositive2L'économie, en tant que science, explique beaucoup de phénomènes en attribuant aux individus une rationalité de base digne d'un tiroir-caisse: le calcul coût/bénéfice (monétarisés) prédit l'action. Elle n'a aucunement le rôle de justifier ce mode de décision sur un plan éthique. Elle ne dit d'ailleurs pas que c'est le meilleur moyen individuel pour relever les défis économiques, sociaux et écologiques globaux. Le citoyen est plus qu'un simple électeur, un simple consommateur... Dans une société démocratique moderne, il est, ou du moins devrait être, coresponsable de la société dont il est membre. Autonomie et responsabilité individuelles sont des principes fondamentaux dans une société moderne. 

 

Diapositive3Pour rappel, du point de vue du producteur dans une économie de marché, le prix de vente est égal au coût de production + un surplus qui est fonction de son pouvoir de négociation envers l'acheteur. Plus ce pouvoir est faible, plus le surplus sera minime. A mon humble avis, pour garantir une stabilité et une vérité des prix lors de la transition, deux phénomènes doivent se développer de concert. D'un côté l'augmentation de la productivité à long terme qui revient à baisser les coûts/dommages (éco-soc-éco) de la production par exemple en développant les services écosystémiques (services gratuits de la nature) comme intrants à bas prix. D'un autre côté, un accroissement de la prise en compte des coûts/dommages (e-s-e) dans le prix = internalisation de ces coûts/dommages. Un plus grand développement des services écosystémiques produits par l'agriculture constitue une nouvelle production par l'agriculture pour l'ensemble de la société.

 

Diapositive4Lorsqu'il y a compétition, le producteur offrant au plus bas prix gagne. Ce prix, sauf en cas de dumping ou de pouvoir de négociation nul voire négatif, n'est pas inférieur aux coûts de production. Mais quand tous les coûts/dommages ne sont pas internalisés, le prix ne représente pas la réalité. Il y a dumping écologique lorsque le producteur qui n'internalise pas les pollutions qu'il provoque gagne la compétition. Il est donc important d'encadrer ce domaine.

 

 

 

 

 

 

Diapositive5La source principale de progrès économique est la connaissance, c'est un peu notre seule ressource illimitée. Etant donné la grande imprévisibilité des phénomènes écologiques & économiques et de l'évolution des prix, il est important et rationnel d'allouer du temps et de l'énergie à l'expérimentation, à l'accumulation de savoir-faires durables. Ces techniques doivent être pensées sous plusieurs angles d'approche scientifiques et partagées entre acteurs du terrain et chercheurs notamment via les blogs internets.

 

 

 

Diapositive6Nous élevons et cultivons dans un environnement vital fini avec une quantité de ressources limitée. Tout est donc plus ou moins rare, tout doit être utilisé le plus intelligemment possible. [NB: la rareté est une notion relative en fonction des besoins]. Au Sud, certaines contraintes ont poussé à inventer et innover.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diapositive7Voici une série d'études et d'expérimentations concrètes dans différents domaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diapositive8

Bibliographie sur laquelle je me suis basé pour cet exposé. Je vous recommande fortement ces différents articles et livres.

•    de Schutter O., Vanloqueren G. (2011), The new green revolution, How twenty-first-century science can feed the world, Solutions, Volume 2, Issue 4, pp. 33-44, http://www.thesolutionsjournal.com, 2011.
•    Food and Agriculture Organisation for the United Nations (2011), Organic agriculture and climate change mitigation, A report of the round table on organic agriculture and climate change, Natural Resources Management and Environment Department, FAO, Rome, 2011.
•    Food and Agriculture Organisation for the United Nations (2009), Organic agriculture and carbon sequestration Possibilities and constrains for the consideration of organic agriculture within carbon accounting systems, Natural Resources Management and Environment Department, Rome, 2009.
•    Food and Agriculture Organisation for the United Nations (2010), Organic agriculture and climate change, Renewable Agriculture and Food Systems: 25(2); 158–169, Rome, 2010.
•    Freibauer A., Mathijs E. & alii (2011), Sustainable food consumption and production in a resource-constrained world, The third Standing Committee on Agricultural Research (SCAR) Foresight Exercise, European Commission, 2011.
•    Nierenberg D.,  Halweil B. & alii (2011), Sate of the world 2011 Innovations that nourish the planet, A Worldwatch Institute report on progress toward a sustainable society, Worldwatch Institute, Washington, 2011.


Diapositive9

Analyse du cycle de vie d'un aliment = étudier l'impact de cet aliment de puis la production des intrants qui ont été nécessaires jusqu'à son arrivée dans l'assiette. On peut étudier l'impact d'un aliment dans diverses dimensions à l'aide de différents indicateurs: utilisation du sol (ha/t d'aliment), consommation d'énergie (kJ/t), émissions de CO2 (kg/t), acidification de l'atmosphère (rejet de SO2), eutrophisation des écosystèmes (NO3)... L'on peut ainsi comparer différents modes de production. En terme d'émissions de CO2, l'agriculture constitue autour de 40% des émissions totales pour la production d'un aliment.

 

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L'agriculture est responsable d'environ 1/3 des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Comme on l'a vu ce matin avec Marjolein Visser, une pratique agricole durable doit prétendre diminuer la consommation d'énergie par l'agriculture. Ce graphique montre la "composition" de cette consommation et donne une idée de ce à quoi il faut s'attaquer prioritairement. La production des fertilisants chimiques, le travail des marchines, le transport et l'irrigation constituent près de 80% du total. Le stockage de CO2 dans le sol (carbone organique du sol) est un service écosystémique que l'agriculture peut produire et pourrait à terme être rémunéré. Voici une liste des pratiques agricoles à grand potentiel: remplacer les fertilisants chimiques (pour une microbiologie du sol plus diversifiée), ne pas brûler les "déchets" agricoles ex: paille (pour les mêmes raisons), produire et épandre du compost, insérer des légumineuses dans les rotations, augmenter la matière organique des sols.

 

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Voici une liste de pratiques agricoles qui contribuent au frein du changement climatique. Elle est, à mes yeux, le meilleur moyen de définir une agriculture durable. Réduire les lourdes interventions sur les champs, l'utilisation de fertilisants chimiques et l'irrigation par pompage. Employer un matériel adapté et efficient par rapport aux besoins, d'un point de vue énergétique. Optimiser les rotations des cultures afin qu'elles requièrent peu d'énergie et opter pour les plantes fixatrices d'azote. Augmenter le niveau de carbone dans le sol et les végétaux. Minimiser le transport des intrants et des produits à toutes les étapes de la filière ainsi que l'emballage. Augmenter la consommation notamment humaine de légumineuses.

 

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Voici un modèle de base développé notamment par le WorldWatch Institute qui intègre le sol, les plantes et les animaux. Tout se tient, dans le sens de la lecture: le troupeau procure de la matière organique pour le compost, les herbacées augmentent la diversité des cultures et de la matière pour le compost. Les légumineuses participent à la fertilité du sol, un grand nombre de microorganismes dans le sol permet de contrecarrer les maladies. Ce modèle de base peut bien sûr être développé dans ses différentes composantes.

 

 

 

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Un autre modèle, fort proche: fumier/culture de couverture (green manure/covercrops). Les cultures de couverture et de protection (souvent arbres ou arbustes) apportent une grande quantité de matière organique et de nutriments au sol et donc aux cultures "principales" via leurs feuilles mortes et le renouvellement racinaire. Cet accroissement de la matière organique (de l'humus) est bénéfique à la "digestion" du fumier par le sol au profit des cultures. Ce système est très avantageux au niveau des coûts de transport, d'immobilisation du capital, de désherbage,... Les productions secondaires participent à l'alimentation du bétail. Ces arbres protègent le sol (il préserve sa porosité et sa capacité à retenir l'eau >< sécheresse, érosion...) et les plantes (>< vent, grêle, sécheresse). Ce modèle doit encore être approprié et développé par les acteurs du terrain notamment dans ces domaines: organisation des parcelles, gestion de la canopée et de la lumière, interactions bénéfiques entre cultures, développer le potentiel de frein du développement des adventices par les feuilles mortes et le BRF)...

 

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Et maintenant, que faire? Tout d'abord, expérimenter des solutions, des trucs & astuces tant pour la production des aliments (utilisation des intrants, pratiques, financement, accès à la terre...) que pour leur vente: circuits courts, partenariats équitables, diversification des sources de revenu, production de services écosystémiques... Rester ouvert et curieux, retrouver le goût de la recherche, accumuler des savoir-faires durables (dans les 3 dimension: éco-soc-éco). Finalement, partager ces savoirs, expériences, réflexions...

 

 

 

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Pour terminer, je voulais rappeler que la durabilité peut être conçue et donc agie de deux façons. Réactive, d'une part, c'est-à-dire en réaction à la situation économique, agir en conséquence.

D'autre part, d'une façon proactive, c'est-à-dire en assumant une part de risque, de tentative, par choix éthique personnel au nom d'un avenir commun...

 

Merci encore à toutes et tous pour cette journée et tout particulièrement aux deux intervenants de qualité de sont Mme Marjolein Visser et M. Nicolas Dendoncker pour leurs exposés et leur soutien chaleureux. Merci aussi au Ministre Carlo Di Antonio qui a tenu à marquer son soutien par sa venue.

Vincent Delobel, 2012.


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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:34

Chèvrerie de la Croix de la Grise, 11 février 2012

Diapositive1

Introduction de la journée du 11 février 2012 intitulée "Comment valoriser une agriculture durable" dont les deux intervenants ont été Mme Marjolein Visser (ULB) et M. Nicolas Dendoncker (FUNDP).


Qu’est-ce qu’une agriculture durable ?


Diapositive2
 

Une agriculture est durable si elle ne compromet pas la possibilité des générations futures de cultiver et d’élever ; de produire une alimentation saine dans des conditions économiques, sociales et écologiques sereines.

[NB: cette définition n'est pas officielle, elle est la synthèse de plusieurs idées sur la durabilité que j'ai appliquées au domaine du jour, l'agriculture]

Diapositive3
L’objectif de production que nous devons atteindre ensemble n’est pas de savoir nourrir 20 milliards de personnes dans les dix prochaines années mais d’encore savoir nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 avec de la nourriture de grande qualité à bas prix.


L’agriculture dite de conservation vise à préserver puis augmenter la résilience (1) et la productivité à long terme des sols, des animaux, des écosystèmes. Elle distingue parmi les intrants, les engrais chimiques du fumier. Tous deux sont des inputs pour les cultures (comme le carburant pour une voiture) mais ils ont des effets à long terme fort différents. Les engrais chimiques sont des « polluants » à long terme, c'est-à-dire qu’ils diminuent la productivité marginale du sol (perturbation de la microbiologie), de l’offre en eau potable (contamination des nappes) et des écosystèmes voisins (entre autres, via l’eutrophisation). Si la productivité de l’offre en eau potable est affectée, cela signifie qu’il faut allouer davantage de ressources (coûts) pour produire la même quantité d’eau potable qu’auparavant. Pour le sol, à l’inverse, le fumier composté non seulement l’enrichira mais le vivifiera : le développement de la vie du sol en augmente la productivité. Il faudra donc moins d’engrais pour produire la même quantité de blé.

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Cette agriculture est écologiquement intensive. Les deux vecteurs de l’intensification en agriculture sont l’augmentation de la productivité des ressources rares (aujourd’hui l’énergie, les terres arables, …) et l’augmentation de l’utilisation de ressources abondantes, au coût relatif faible (les services écosystémiques). Elle ne vise non plus l’efficacité, c’est-à-dire la maximisation du produit final -sans compter les coûts au sens large, mais l’efficience : le meilleur produit, au moindre coût (2). Les coûts sont de trois catégories : économiques (interventions, intrants achetés, immobilisation du capital, salaires), sociaux (c’est-à-dire qu’ils se mesurent en termes de qualité de vie, d’emploi, de santé publique et des agriculteurs - la santé influence elle-même la productivité du travail) et environnementaux. Pour que le modèle (économique) soit proche de la réalité, il faut absolument prendre en compte le fait que beaucoup de coûts ne sont pas monétarisés voire pas  « monétarisables ».  De plus, nombre d’entre eux, appelés externalités, ne sont pas perçus (internalisés) par l’acteur privé -par ex : la pollution de la nappe phréatique n’est pas perçue par le fermier- et ne sont donc pas pris en compte dans sa dynamique d’autorégulation, d’auto ajustement (feedback) mais produisent néanmoins leurs effets. Les externalités peuvent aussi être positives -par ex : le stockage du CO2 dans le sol des prairies. Comme ce service n’est pas reconnu ni rémunéré (internalisé), il est produit en quantité sub-optimale par les agents.

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« Consommation et production d’alimentation durable dans un monde aux ressources limitées » (3) , tel était le titre d’un important rapport paru en 2011 à la demande de la Commission Européenne. L’enjeu sociétal est de concevoir la finitude de l’environnement vital et d’apprendre à faire « avec » et non « contre ». Comme évoqué le 14 septembre dernier, l’enjeu est de taille, la rupture culturelle est profonde. Nous cultivons et élevons au sein d’un monde vivant, système écologique, qui a ses règles et qui est peuplé d’interactions entre ses différentes composantes. Nos actions influencent fortement celles-ci et nous devons ménager ce système si nous voulons qu’il perdure, si nous voulons perdurer : l’homme n’est pas « hors-sol », nous sommes pleinement intégrés (qu’on le veuille et qu’on en soit conscient ou non) et donc dépendants de ces écosystèmes pour notre propre santé et pour notre production. Nous vivons dans un monde fini : toute action a un impact. On ne « crache » pas des centaines de milliers de litres de lait dans le ciel, ils s’en vont quelque part, … Nous devons donc regarder plus loin que le seul chiffre au compteur. Nous ne sommes pas les seuls à savoir produire, beaucoup d’autres demandent à pouvoir le faire : 500 millions de paysans souffrent aujourd’hui de sous-alimentation chronique dans le monde. 

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L’agriculteur et les sciences. L’agriculteur est un artisan. Les sciences sont des outils.


L’artisan (figure en sociologie) a la maitrise et la responsabilité de ses outils : il utilise l’un puis l’autre pour façonner son œuvre. Lui sait quand, comment et pourquoi il fait appel tantôt à l’un, tantôt à l’autre : c’est son savoir-faire. Autonomie et responsabilité  individuelles du citoyen sont deux principes fondamentaux de la société moderne.


À l’opposé, l’ouvrier (figure en sociologie, cf. Charlie Chaplin) est soumis à la machine, à ses indications d’utilisation, à son bruit, à son rythme. Sans qualification, il agit sous leur ordre sans savoir le pourquoi de son action. Il obéit scrupuleusement à la tâche décrite sans y réfléchir par lui-même, sans pouvoir y poser un jugement personnel. Aliéné (4) et déresponsabilisé (5), cette condition le rend prêt à tout, même à détruire son environnement vital, à se détruire.


Les filières agricoles ne doivent pas devenir des chaînes de montage où le travail est parcellisé à outrance, vidé de son sens. La machine s’emballe lorsque les sciences s’absolutisent (6), chacune dans leur coin (absolu= sans lien, sans compte à rendre), lorsqu’elles se préoccupent davantage de leur propre expansion que de leur responsabilité, leur mission première en tant que science moderne: la promotion de l’humain.

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Interdisciplinarité rime avec responsabilité. Une journée comme celle d’aujourd’hui a pour mission d’amener les différentes sciences autour de la table pour qu’elles se confrontent, qu’elles débattent avec les acteurs du terrain, qu’elles connaissent leurs limites qui ne sont que des opportunités à saisir. Ensemble, autour de la table, pour faire avancer ce qu’il y a sur la table, pour prendre à bras le corps l’enjeu vital de notre époque : la durabilité économique, sociale et environnementale.

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Vincent Delobel, 2012.


1. = La capacité d'un système à ne pas s'effondrer suite à une perturbation, sa capacité d’adaptation et de survie. L’adaptabilité nécessite la diversité.
2. En d’autres termes, la productivité réelle.

3. “Sustainable food consumption and production in a resource-constrained world”, Erik Mathijs & alii, for the EU Commission. Feb. 2011.

4. = Ne comporte pas en soi sa propre fin, le pourquoi de son action réside à l’extérieur. Par exemple : le pourquoi de l’action de l’esclave réside dans la volonté, les désirs, l’intérêt de son maître (et non le sien). L’aliénation est en nette opposition avec les libertés individuelles caractéristiques de la modernité.
5. (Le conditionnement ou) Les conditions sont telles que l’agent n’internalise (perçoit, supporte) aucun des couts (dommages) que son action provoque. Il ne craint alors pas de la répéter et n’est pas poussé à la modifier.
6. Absolutisation des outils : les moyens deviennent les fins. Il y a perversion quand une science progresse sans que l’objectif (la fin, ici : le progrès humain) ne soit atteint ni visé, quand une science ne vise que sa propre expansion. La science absolue (ex : la théologie au Moyen Âge) est l’opposée de la science moderne et de l’esprit critique.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 12:16

I N V I T A T I O N

 

La Chèvrerie de la Croix de la Grise a le plaisir de vous inviter à  une journée de réflexion intitulée


“Comment valoriser une agriculture durable?”

- How to develop sustainable agriculture ? -

 

Journée alternant exposés et discussions à destination du monde agricole, au sens large…   

       La  volatilité actuelle des  prix, des intrants  comme  des  produits, cache bien souvent des mouvements de fond qui  commencent à se faire  ressentir. Les  conditions économiques  dans lesquelles le modèle actuel s’est développé sont entrain d’évoluer. Une réflexion profonde sur notre façon de produire et de consommer s’impose. Par ailleurs, les approches scientifiques ont elles aussi progressé ces dernières années vers une  étude  plus  globale  des processus agricoles, ce que  le  défi mondial  de la durabilité exige.  Pour  le  relever réellement,  un   dialogue  profond et serein s’impose entre les divers acteurs du secteur ainsi qu’une  proximité accrue  entre  chercheurs  et  personnes du terrain. Ce  défi  ne touche pas uniquement  le  monde  agricole  mais concerne   l’avenir  de  pans  entiers  de notre  mode  de  vie. Agriculteurs, scientifiques comme  tout citoyen  interpellé, nous nous ferons  un  plaisir  de  vos  accueillir  autour  de  la  table   ronde,  dans  notre  petite ferme,  là-haut  sur  la  colline...
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Programme de la journée

10h00: Accueil à la Chèvrerie à Havinnes 
10h15: Présentation  et introduction de la journée: Qu’est-ce qu’une agriculture durable?
10h45: Exposé du Pf. Marjolein Visser, professeure d’agro-écologie à l’Université Libre de Bruxelles :

“Business not anymore "as usual"  -  Les affaires, plus comme d’habitude” (en français)


11h15: Table ronde: L’évolution des paramètres (économiques) déterminant le modèle actuel
                                     Plus de rendement! Mais de quel rendement?
                                     Le défi énergétique parmi d’autres
                                     Comment s’adapter à ces changements ? Qu’est-ce que l’agro-écologie?
12h15: Repas: table commune
13h15: Exposé du Pf. Nicolas Dendoncker, professeur de géographie aux Facultés Universitaires de Namur

“Connaissance, évaluation et rémunération des services écosystémiques”

14h00: Table ronde: Les services écosystémiques dans l’agriculture au Nord et au Sud        
                                     Valorisation des services écosystémiques, une nouvelle source de revenu?               
                                     Un moyen de concilier production et préservation de la biodiversité?
14h45: Pause café
15h00: Récapitulatif des enjeux économiques, des solutions, exemples concrets. Débat.
16h30: Traite des chèvres

 

Cette journée se  déroulera   le samedi 11 février 2012
à la  Chèvrerie de la Croix de la Grise à  Havinnes (Tournai)


Adresse: 231, rue du Bois de l’Allemont, B-7531 Havinnes (Tournai). Ne pas se fier au GPS, demandez l’itinéraire par mail.

Repas
: table commune, chacun apporte quelque chose.

P.A.F.: Libre.

Réservation & infos: Vincent Delobel (vdelobel@gmail.com) GSM: 0487.90.52.02. ou 069.54.62.74.

Voir aussi
: http://researches.chevreriedelobel.over-blog.com

Accès :

  • En voiture: je vous conseille de calculer votre itinéraire via Google Maps http://maps.google.be/maps?hl=fr&tab=wl . Lieu d'arrivée: taper: "Chèvrerie de la Croix de la Grise". Si vous rencontrez des difficultés, précisez-moi votre lieu de départ et je vous enverrai l'itinéraire par mail
  • En train: Gare la plus proche = Tournai. http://www.b-rail.be/main/F/ . Mercredi 14 septembre, cocher "Arrivée" pour 9h30 (au plus tard). Prévenez-moi à l'avance si vous venez en train pour que je prévoie une place dans une voiture qui viendra vous chercher à la gare.


Merci de diffuser l'invitation dans vos réseaux. N'hésitez pas à me contacter pour toute question ou problème.
A bientôt!
Bien à vous,

Vincent Delobel
Chèvrerie de la Croix de La Grise
Rue du bois de l' Allemont, 231
B-7531, Havinnes
TOURNAI
http://researches.chevreriedelobel.over-blog.com

 

Références sur les évènements précédents

  • Echo de la journée du 14 septembre 2011: ici
  • Comptes-rendus du 2 avril et 14 septembre 2011
  • Interview au JT de Notélé, 15 Aout 2009: ici
  • Interview dans Questions à la Une, le 30 avril 2008: ici(15'53")
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