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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 18:36
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)

Voici le compte-rendu de la deuxième rencontre de notre petit réseau de fermes novatrices intitulée

"L'Arbre dans la Ferme"

Compte-rendu rédigé par Céline Huart (ULB)

L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)
L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)L'Arbre dans la Ferme (2e rencontre)

Et après ? Une réunion aura lieu en juin pour définir ensemble le futur du groupe de travail:

  • Quels sujets techniques veut-on aborder ensemble?
  • Comment les aborder? Quelles activités? Quelle coordination entre nous?
  • Avec quel support extérieur?
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 20:56

13 décembre 2013, Chèvrerie de la Croix de la Grise (Havinnes, Tournai)

 

Que s’est-il dit à

la journée autour de l’arbre ?

Sujets abordés – Liens et informations utiles – Et après ?

 

Compte rendu rédigé par Céline Huart (ULB)

Ce document est  à destination des agriculteurs présents à l’après-midi autour de l’arbre mais également tous ceux  intéressés par le thème. Il permet de prendre connaissance ou se rappeler de questions relevées, d’avoir accès à des sites et références dont nous avons parlé et vous propose également de donner suite à ces discussions très enrichissantes.

Les informations sont en liens avec le programme :

  • le mot d’introduction de Vincent,
  • le documentaire et les interactions avec Fabien Liagre
  • la présentation sur le projet agroforestier en Flandre occidentale

et également des discussions libres sur par exemple, le semis sous couvert de la ferme Demasy.

L'Arbre dans la Ferme (1ere rencontre)

Mot d’introduction

La démarche du jour a plusieurs objectifs :

  • Regrouper quelques agriculteurs intéressés par l’agroforesterie, qui plantent et entretiennent arbres et haies sur leur ferme afin de discuter de la place de l’arbre et des haies dans la ferme.
  • Faire évoluer la recherche
    • Éviter à tout prix l’extraction de données ; la réduction de situations concrètes en données formatées, la théorisation et la conceptualisation en milieu expert, la vulgarisation et la publicité « convaincre les agriculteurs » et tant bien que mal réintroduire ces idées dans un contexte dense
    •  ! Recherche participative ! c’est un beau mot utilisé un peu dans tous les sens : nous voulons aussi éviter d’enrôler les agriculteurs dans les projets des chercheurs, d’ imposer un langage, une façon de parler et d’analyser les choses

La recherche participative n’est qu’une étape qui appelle à aller plus loin : travailler et discuter avec un groupe hétérogène d’agriculteurs c’est-à-dire riche de contributions multiples, de différents types de connaissances, d’expériences, de sentiments, de façons de penser ; qui reflète la réalité de la ferme (croisement de multiples enjeux).

Objectif = créer un espace pour cet échange d’idées, d’expériences, de questionnements et de connaissances. Que ce groupe existe dans la durée et qu’il évolue en fonction des problèmes, questions, sujets, techniques, que nous croisons sur nos chemins respectifs.

L'Arbre dans la Ferme (1ere rencontre)

Discussions après le documentaire      (enjeux évoqués)

Les aspects légaux
  • Problème foncier

Le contrat de location et les échanges de parcelles rendent la plantation d’arbre difficile mais des solutions existent :

  • Accord entre propriétaire et locataire: le bois d’œuvre au propriétaire et le reste au locataire => production de BRF ou valorisation en chimie verte (bio composants pour remplacer le plastique).
  • En France, il existe un système de bourse d’arbre en fin de bail (=donner une valeur aux arbres d’une parcelle) et de bail à clause environnementale (=le fermier qui plante peut avoir une réduction de loyer).
  • En Belgique, concept de servitude environnemental (=restrictions dans l’acte de propriétaire, ex: conserver le taux d’humus).
  • En Flandre, l’Agence Nature et Forêts (ANB) rachète certains terrains agricoles et les agriculteurs cultivent les parcelles, l’agence étant propriétaire, cela facilite l’implantation d’arbre.

 

  • Le statut agroforestier est reconnu comme statut agricole en France.

La Wallonie est en retard mais la plantation de 100 arbres/ha est autorisée (ce qui est suffisant en agroforesterie).

 

  • Les Haies on le même statut que les arbres par rapport au bail et à la PAC (cependant on ne compte plus par arbre planté mais par superficie boisée en fonction de la superficie totale)

 

  • La PAC, quant elle calcule les superficies des parcelles, ‘rabote’ les parcelles bordées d’arbres/haies. Du changement avec la nouvelle PAC?
L’amenagement des parcelles
  • Quelques idées de systèmes agroforestiers:

- Pour les fruitiers : Bruno Lateur de Gembloux conseille d’« aérer les vergers » avec des essences hautes tiges pour que le vent passe en dessous des houppiers ainsi que de réduire le nombre de tiges/ha pour limiter le risque de maladies. Les plants en gobelet sont déconseillés.

- « Remplir les lignes » par des haies, des petits fruits (myrtille, framboise), taillis linéaires ou cépées (bois biomasse) mais aussi sapin de noël, litière pour animaux,…

-  Vignes grimpantes sur des peupliers, érables et ormes résistants : vins au goût particulier

- Vignes fourragères pâturées l’été (avec ration équilibrée) ; haie agrémentée d’espèces « supports », légumineuses (fixatrices d’azote), fruitiers (chênes-> glands [jambon pata negra en espagne], féviers, châtaigner). Exemple de haie fourragère au CTA de Strée.

 

  • Quel écartement? Basé sur l’expérience française, l’idéal est un interligne de 25 et 50m et un intraligne d’environ 7-10m. On peut aussi planter plus d’arbres puis les choisir mais si on peut planter à densité définitive c’est l’idéal (économie)

 

  • Le mélange d’arbre permet d’éviter la monoculture -même en agroforesterie !- pour éviter les maladies. Ex: rouille des peupliers, 50% de perte en France (il s’agit de peupliers clonés donc il est plus facile pour le champignon de contourner les résistances et de se propager très vite)

 

  • Quelles modalités adaptées à de petites parcelles ? Tout est possible mais le temps de manœuvre des machines agricoles augmente. A petite échelle, il y a déjà des effets favorables sur la biodiversité.
Les filières en Agroforesterie
  • Le BRF comme couvert est une piste de valorisation des produits intermédiaires de l’agroforesterie. Cela permet de réduire les adventices et booster la vie du sol.

 

  • Propriétés médicinale/pharmacopée: des études existent sur les molécules du peuplier et du charme (produit de niche)

 

  • La création de stock de carbone peut être valorisé en agroforesterie. A titre d’exemple, la coupe à blanc d’une parcelle agroforestière représente 300 tonnes de carbone perdu accompagné d’une modification radicale de la faune du sol

 

Recherches et avancées actuelles
  • En France, il y a actuellement 10 000 ha de parcelles agroforestières installés depuis 5 ans et plus.

 

  • Un projet français (en lien avec Agroof) sélectionne des variétés d’arbres adaptés à l’agroforesterie. La sélection peut se faire, par exemple, en fonction de la date de sortie des feuilles.

Ex : un noyer qui démarre début juin (plutôt qu'avril) est complémentaire avec le développement des céréales.

 

  • La présence de détritivores a été expérimentée en France. Le taux de cloportes est beaucoup plus élevé en milieu agroforestier (38 000) par rapport à des témoins agricoles (7) et forestiers (15 000)

 

  • Quelques chiffres basés sur une parcelle agroforestière de 25 ans :

      Matière organique : 50% en plus par rapport au témoin

      Présence d’endomycorhizes : 3X plus par rapport au témoin agricole en milieu agroforestier au niveau des    racines des cultures intercalaires

      La mycorhisation est favorisée par un haut taux de matière organique

 

  • La recherche sur la faune associée trace les chauves-souris et analyse ce qu’elles mangent (idem pour les carabes). Le but est comprendre leur fonction et leur impact potentiel dans l’agroécosystème et faire un bilan énergétique

 

  • Les oiseaux :

- Les ramiers n’aiment pas spécialement l’ombrage (oiseaux qui mangent les graines semées), ils sont bien dans la plaine

- Les rapaces qui viennent se poser sur les jeunes branches peuvent faire des dégâts (plus que le gibier !)

          La solution peut être d’installer des perchoirs

 

  • Association BASE = Biodiversité Agriculture Sol et Environnement est une « association qui regroupe des professionnels passionnés par l’agriculture de conservation, soucieux de réfléchir à leurs pratiques et curieux de comprendre le fonctionnement de l’écosystème du sol agricole. » (France)

Exemple d’activité: suivi de biodiversité sur le plus grand nombre de parcelle possible.

 

  • Quelle valeur ont les arbres ? exemple de la famille Jollet : 5000 arbres de 35 ans sur 65ha (poussé 3X plus vite par rapport au témoin forestier), d’une valeur sur pieds de 200euros/arbre (50 000 à 150 000 euros/an en coupant 1 à 2ha/an).

 

  • Dans l’étude de systèmes complexes et multifactoriels comme l’agroécologie d’une ferme

           => Grande diversité d’un contexte à un autre

           => Importance d’avoir accès à un espace d’échange d’expériences

L'Arbre dans la Ferme (1ere rencontre)

Le Projet agroforestier en Flandre occidentale

Le projet en quelques mots 

Dans la commune de Heuvelland, à Westouter, deux parcelles agricoles seront plantées en 2014 avec des alignements de feuillus comprenant des merisiers, des sorbiers des oiseleurs, des aulnes glutineux (fixateurs d’azote) et des ormes résistants. Entre ces lignes seront cultivées des bandes intercalaires de culture conduites en agriculture conventionnelle sur une parcelle et en agriculture biologique sur l’autre.

Nous aimerions comparer ces deux parcelles pour vérifier une hypothèse: un milieu cultivé en biologique est plus favorable au démarrage et à la santé des arbres. Pour pouvoir comparer ces parcelles, tous les autres paramètres doivent être semblables (type de sol, disposition spatiale, essences, …)

Le projet a également pour objectif d’aménager ces parcelles agroforestières en attachant de l’importance aux aspects de compatibilité arbres-cultures et des filières existantes et potentielles pour les produits. Pour prendre en compte ces aspects, nous aimerions nous baser sur l’avis et la connaissance des agriculteurs de la région.

 

Réactions – Discussions

Il faut prendre en compte

  • L’historique des amendements (et leur nature)
  • La diversité des rotations
  • Le type de couvert lors de la plantation
  • Lors de la plantation, faut-il apporter des soins des deux côtés (compost) ou ne rien faire pour ne pas masquer des différences de sol ?

 

  • La différence de profondeur de labour peut influencer la profondeur des racines
  • Pour éduquer les racines : une solution est le trenching qui consiste à couper les racines à une profondeur maximale égale à celle d’un labour

 

  • Il faut des plants jeunes

 

  • Observation de Didier au niveau de la croissance des haies : une différence de mortalité et de croissance est observée entre les arbustes plantés en milieu de prairie et en bordure de prairie, proche des champs. Il y a donc des caractéristiques des sols spécifiques aux prairies permanentes qui sont bénéfiques à la croissance des arbres et qu’il faut prendre en compte.

 

  • Les fongicides  sont un grand facteur de détérioration des sols. Ils ont un impact sur la qualité de la paille : les observations sont une différence de décomposition, d’appétence et de digestibilité qui ont un impact direct sur la santé des animaux (diarrhée des veaux).

 

  • Idée de valorisation : remplacer l’achat de paille (par les éleveurs) par des plaquettes à partir des sous-produits de taille

 

Le Témoignage d’Emmanuel

  • Couverts diversifiés (11 espèces différentes: légumineuses, crucifères,… généralement des plantes gélives) installés après la récolte / moisson pour profiter du meilleur potentiel de la terre (aout-septembre) et restituer la fertilité au sol => production de 10T de MS/ha en quelques mois
  • Le couvert est écrasé par un Rouleau Faka fait maison puis on sème dans le couvert gélif avec un semoir Semeato
  • Consommation: 25L/ha au total, dont 3,5l/ha pour le semis
L'Arbre dans la Ferme (1ere rencontre)
Liens et informations utiles

 

Nous avons repris les sites internet dont nous avons parlé durant cette après-midi mais n’hésitez pas à nous demander d’autres informations. Sachez aussi que ce document est publié sur le site de la chèvrerie http://researches.chevreriedelobel.over-blog.com/

Fabien Liagre

e-mail : liagre@agroof.net

site Agroof: http://agroof.net/

site BASE : http://asso-base.fr

Le DVD « Agroforesterie, produire autrement » est disponible à la chèvrerie Delobel

Semence d’arbre et arbuste autochtone

Site INBO http://inbo.be/content/page.asp?pid=EN_SUS_FOR_FRM_autochthony (Bart Decuyper)

Reference livre sur les microorganismes du sol

« Collaborer avec les bactéries et autres microorganismes. Guide du réseau alimentaire du sol à destination des jardiniers » de Jeff Lowenfels et Wayne Lewis, éditions du Rouergue  ISBN: 978 2 8415 6927 4

Plus d'infos: http://jardinonssolvivant.fr/lowenfiel-lewis-bacteries/

Centre des Technologies Agronomiques de Stree

Site : http://www.cta-stree.be/ (pour l’expérience de haie fourragère)

Autres sites 
L'Arbre dans la Ferme (1ere rencontre)
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 21:48
Pour comparaison, notre méthode habituelle (deux passages): labour, vibro-semoir & semoir.Pour comparaison, notre méthode habituelle (deux passages): labour, vibro-semoir & semoir.Pour comparaison, notre méthode habituelle (deux passages): labour, vibro-semoir & semoir.

Pour comparaison, notre méthode habituelle (deux passages): labour, vibro-semoir & semoir.

Essais 2013

Voici quelques photos & vidéos d'un essai de non-labour

Objectif: A partir des outils dont nous disposons, éviter d'utiliser la charrue pour convertir une prairie temporaire (ray-grass italien & anglais, trèfle blanc & violet, fétuque, dactyle, fléole, luzerne) en champ de céréales fourragères d'hiver (avoine, épeautre, triticale, seigle, pois, vesces), mélange céréales-légumineuses pour nos chèvres. En quelques sortes, mieux connaitre nos outils, leur travail dans notre sol, en fonction des conditions météos (variables).

Parcelle: 2ha, pente vers le sud, argileuse, ancien pré dans le bas

Article de l'essai 2012 (nos réflexions l'an dernier, à la même période) "Transition prairie temporaire - céréales. Ou comment concilier agroforesterie et non-labour"

Première intervention: Griffer (27/9/13)

  • Terrain: humide mais pas de trop
  • Objectif: activer la litière, bousculer le couvert actuel (en place depuis quatre ans)
  • Outil: Ford 5000 + vibro-semoir + semoir (vide, becs en bas)
Non-labour [Essai 2013-14] Low-till
Non-labour [Essai 2013-14] Low-till
Non-labour [Essai 2013-14] Low-till

Deuxième intervention: Épandage du compost et du BRF (2/10/13)

BRF (Bois Raméal Fragmenté Ramial Chipped Wood)

  • Provenance: notre ferme
  • Fonctions: améliorer la structure du sol, ralentir la décomposition du compost, éviter le lessivage des nutriments
  • Quantité: env. 300 litres pour 4,5 t de compost = ~1m³/ha = une couche de 0,1 mm

Compost

  • Composition: fumier de chèvres & chevaux
  • Traitement: mouliné par l'épandeur "à poste fixe" dans les silos en béton, sur la ferme.
  • Quantité: 16t/ha

Outils: Ford 5000 + épandeur double moulin horizontal

Non-labour [Essai 2013-14] Low-tillNon-labour [Essai 2013-14] Low-tillNon-labour [Essai 2013-14] Low-till
Non-labour [Essai 2013-14] Low-tillNon-labour [Essai 2013-14] Low-till
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Non-labour [Essai 2013-14] Low-tillNon-labour [Essai 2013-14] Low-tillNon-labour [Essai 2013-14] Low-till

Troisième intervention: Déchausser les touffes (6/10/13)

Terrain:

Objectif: Déchausser les touffes + mélanger le compost, le brf, et la litière (résidus de la prairie) + gratter superficiellement le sol

Outil: Ford 6610 (4WD off) + déchaumeur à disques, travail en surface

Météo des jours suivants: soleil, le "gazon" gratté a séché

Observation: quand les fortes pluies sont arrivées, il faisait toujours bien sec en surface

Non-labour [Essai 2013-14] Low-till
Non-labour [Essai 2013-14] Low-till
Non-labour [Essai 2013-14] Low-till
Non-labour [Essai 2013-14] Low-till

Dernière intervention: Semis (21/10/13)

Après avoir attendu longtemps après les semences...

Extirpateur: gratter les 5-10 premiers cm du sol pour obtenir un lit de semence, sinon le bec du semoir de s'enfonce pas assez et les graines ne sont pas recouvertes. Amélioration future: trouver un outil moins agressif/profond, entre la dent du vibroculteur et celle de l'extirpateur, qui "ouvrirait la voie" au bec du semoir.

Semoir: avoine, triticale, épeautre, seigle, pois, vesces en mélange. Il y a une petite herse à l'arrière du semoir mais nous n'avons pas de roues plombeuses.

Vibroculteur avec rouleaux (aimablement prêté par le voisin): recouvrir les graines et effacer les traces du tracteur; passage rapide.

Météo: pluvieuse, alternance averses/éclaircies

Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée
Semis et début de la levée

Semis et début de la levée

En avril, résultat mitigé / In April, mixed results
En avril, résultat mitigé / In April, mixed resultsEn avril, résultat mitigé / In April, mixed results

En avril, résultat mitigé / In April, mixed results

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 18:00

RSO-30608 - Sociology of Farming and Rural Life. J-D van der Ploeg, P. Hebinck (WUR)

Voici les notes que j'ai prises lors de la

 

Visite de la ferme De Groote Voort (Lunteren, Gelderland, Pays-Bas) -  le 2 avril 2013

 

Monsieur Jan Dirk van de Voort. Elevage bovin (Jersey), 85 têtes sur une trentaine d’hectares (en augmentation). 5 équivalents temps-plein (en augmentation aussi). Fromage connu sous le nom « Remeker ». 52.089573, 5.590473

 

23802 Header nl

 « Dessiner l’étable ensemble avec les vaches »

Stabulation libre, pas de logettes. 10m²/vache. Espace circulaire, il n’y a pas de coin, « c’est mieux pour les animaux à cornes ». Seule une zone limitée (à proximité de la mangeoire) est sur caillebotis. Il apporte de la paille tous les jours, elles sont en permanence sur un matelas de paille. Ce matelas de fumier/paille leur garantit une température constante agréable. Aucun mur n’est fermé, tout est grand ouvert, la ventilation est naturelle (« open housing »). Un indicateur intéressant : le poil des vaches est court, même en hiver. Ce qui veut dire que les conditions d’air & température sont saines pour elles.

 

Dès notre arrivée, le fermier nous fait renter dans le box. Les vaches viennent vers nous directement ; elles sont très sociables et sont habituées à « recevoir » les groupes.

 

Les vaches ne sont pas écornées. Les cornes sont en effet très importantes en tant que « stocks » de minéraux et vitamines. Lors de la gestation, la vache « pompe » dans ce stock : cette variation est visible par les anneaux de couleur formés sur les cornes. Le fermier sait les compter et nous dire combien de veaux la vache a eus. Depuis que ses vaches ne sont plus écornées, il n’a plus de problèmes de pattes et le lait est meilleur (changement au niveau des graisses du lait visible lors de la transformation du lait). Depuis plusieurs années, il n’a plus de fièvre de lait non plus; les cornes ont pu avoir un effet selon lui. 

 

Du jour au lendemain, ils ont décidé d’arrêter d’utiliser des antibiotiques. Ça a impliqué des changements dans leur façon de travailler. Il faut « se donner accès aux miroirs que la nature nous donne, pouvoir observer les symptômes et déduire l’origine du problème au lieu de soigner le symptôme et repousser le problème à l’étape suivante ». Par exemple, en utilisant des antibiotiques, on soigne le mal apparent mais on contamine le fumier, le sol, les plantes, le lait, les veaux… in fine, le consommateur aussi !

 

Ainsi, il faut « nourrir les vaches en tant que ruminants c’est-à-dire à l’herbe, avec des fibres et à l’extérieur le plus possible (fin mars à novembre en prairie). Les vaches sont ainsi plus résistantes et résilientes. De plus, le pâturage évite non seulement de devoir acheminer la nourriture mais aussi de devoir épandre le fumier (double économie de transport). Nous devons « écouter la vache, les signaux qu’elle nous envoie et trouver ensemble l’équilibre ». C’est ça travailler avec de la nature vivante (living nature).

 

Selon la même règle, l’agriculteur nourrit le sol c’est-à-dire qu’il nourrit les vers de terres (et autres) avec du compost épandu sur le sol (à l’opposé du lisier enfoui dans le sol -ce qui se fait beaucoup aux Pays-Bas). Il faut donc un fumier bien pailleux qui n’est pas encore converti à 100 pourcents. Il apporte ainsi de la vie, il nourrit la biologie du sol qui va enrichir et améliorer le sol. Les vers de terre mangent 10cm de sol par an et apportent 150kg/N/ha/an (?). Un bon sol aide non seulement la plante à acquérir facilement les minéraux nécessaires mais garantit aussi un accès à l’eau constant - il se dit « paré pour le changement climatique » (porosité = drainage et remontées capillaires). Jan Dirk van de Voort déplore la disparition des cours de biologie du sol dans l’après-guerre. Jan-Douwe van der Ploeg nous rappelle la « coïncidence » de cette disparition avec le Plant Marshall financé par les USA qui devaient trouver de nouveaux débouchés pour leur industrie chimique. Beaucoup de connaissances ont ainsi été perdues ; « la Science produit aussi l’ignorance » dit-il.

 

P1060193.JPG


Le troupeau est constitué de 85 vaches Jersey, tout le lait est transformé sur la ferme même. Les Jersey offrent un lait de meilleur qualité (au niveau des graisses et du goût), elles sont plus facile à manipuler (vu leur petite taille) et elles ont 80% (?) plus d’intestins. Alors qu’une Holstein produit 8000l/an, une Jersey offre 4800l/an mais on en obtient un très bon rendement fromage (6,5 l/kg de jeune fromage type gouda, 7,3 pour le vieux). Les veaux sont avec les mères durant la nuit, ils sont nourris au lait maternel. Pour la reproduction, ils se basent à 50% sur leurs propres taureaux, 50% via insémination artificielle.

 

La direction prise pour le développement de la ferme est de tenir moins de vaches mais qu’elles aillent davantage à l’extérieur (et ainsi gagner de l’autonomie au niveau de l’alimentation et diminuer les couts énergétiques). C’est la démarche opposée de ses voisins qui tiennent de plus en plus de vaches qui ne sortent plus jamais. Il veut ainsi favoriser leur « liaison au sol » et entretenir le paysage.

 

Pour ce faire, il a besoin de plus d’hectares. Le prix de la terre est de 7€/m² et il valorise son lait à 1,8 - 2 €/litre. L’opération est donc rentable mais à cause de la crise, sa banque est frileuse et ne désire plus investir dans les fermes. Alors, il a créé le « fond Remeker » alimenté par ses consommateurs pour acheter des terres ; il leur propose ainsi « un placement plus sur que la banque ». Ainsi, il a accès au capital nécessaire pour acheter des terres, il y plante des arbres et favorise la biodiversité : tant les vaches que les consommateurs sont contents !

 

A chaque problème, sa solution. Bien souvent, la solution est déjà entre les mains de l’agriculteur : les conditions de vie dans l’étable, l’alimentation, le rythme de la journée etc. Il a arrêté non seulement l’usage d’antibiotiques mais aussi de vermifuges, de vitamines synthétiques et des vaccins. Les vaches reçoivent un mélange d’herbes séchées composé de 40 plantes différentes (principalement : romarin, thym, oignions, ail) qu’il achète en Allemagne. Elles ont aussi accès à un mélange de fruits séchés dont la composition varie selon les saisons : pépins de raisins, noisettes, pommes, abricot, chanvre, noix de coco, chardon-marie (Silybum marianum). Les vaches ont besoin de ces mélanges à des moments particuliers qui sont liés à la qualité de l’herbe qu’elles trouvent en prairie (sécheresses, stress hydriques etc. jouent sur la teneur des plantes en minéraux).

 

La fabrication du fromage

C’est un processus d’innovation permanent en vue de développer un goût unique. Le fromage Remeker n’est désormais plus ‘couvert’ par une glue synthétique (enveloppe classique du Gouda) « afin que le fromage puisse communiquer ». Une croûte naturelle permet aux microorganismes du fromage de faire des allers-retours et de coloniser les différents fromages dans la pièce. Pour l’instant, les fromages murissent dans une salle « artificielle » très bien équipée en termes de ventilation et de régulation de l’hygrométrie. Néanmoins, Jan Dirk veut construire une nouvelle pièce, « avec des vrais murs et des matériaux naturels » car « la pièce actuelle ne contribue pas au goût du fromage or ça joue beaucoup ».

 

Le fromage se fait entièrement à base de lait cru : un lait « vivant et riche ». Pasteuriser détruirait le goût et les vitamines. Obtenir un fromage avec beaucoup de goût permet de réduire l’utilisation de sel pour sa fabrication et garantit un meilleur prix (les restaurants étoilés Michelin se l’arrachent).

 

Il vend le fromage 10€ le kilo à 3 mois ; 13,8€ le kilo pour le « vieux » (c’est-à-dire jusqu’à 16 mois). Il obtient quasiment 2€ le litre de lait. Le fromage est vendu 65% aux Pays-Bas (à la fermer, dans des magasins spécialisés et des restaurants). Le reste est exporté (la demande est grande) en Belgique, au Royaume-Uni, en France et aux USA. Au début, il a du « éduquer les clients à apprécier le goût et la qualité du fromage ».

 

Grâce au fait qu’il laisse les cornes pousser, il obtient des graisses du lait de meilleure qualité qui conviennent pour fabriquer une ‘couverture’ naturelle pour le fromage (il caramélise un peu de crème, au lieu d’utiliser de la glue synthétique).

 

Pour combattre les mites qui attaquent les vieux fromages, il a trouvé une recette à base d’aneth (plante qui contient la silice nécessaire), vielle de 200 ans.

 

En guise de conclusion…

Etant donné qu’il considère que les différents éléments de la ferme sont reliés les uns aux autres comme dans un même cercle (sol, plantes, animaux), ce que l’agriculteur fait à un élément (par ex. le travail du sol) aura des effets sur d’autres éléments (par ex. le goût du lait). Ainsi, les multiples signaux (tant les positifs que les négatifs) envoyés par les éléments de la ferme l’informent du bon fonctionnement de la ferme dans son ensemble. Un signal négatif témoigne d’un besoin de changement et d’amélioration des pratiques de l’agriculteur. C’est donc très important de non  seulement écouter ces messages mais aussi de permettre au sol, aux plantes, aux vaches et au fromage de communiquer. Au lieu de solutionner les symptômes et d’en quelques sortes, faire taire l’animal ou la plante, il faut essayer d’accéder à davantage de ces signaux pour trouver la véritable source du problème et des pistes de solution.

 

Voici trois liens intéressants:

 

> "Dansen met gehoornde dames" Film réalisé sur cette ferme (description et bande-annonce)
> Le site "Agriculture nouvelle", "pour les curieux de l'agriculture" qui fournit des infromations scientifiques très intéressantes sur des pratiques agroécologiques http://www.agriculture-nouvelle.fr

> Lien vers notre dossier Dropbox ouvert au public > Vous trouverez, dans le dossier "Visite Remeker" mes notes scannées et plusieurs fichiers concernant l'importance des cornes (en néerlandais).

 

> Bonus: Petit travail d'analyse qui nous avait été demandé à la suite de cette visite : ici.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 14:03

  Essay: ‘How do social scientists construct knowledge, and how does this compare with natural
sciences’
  Sociology of Knowledge & Development,
MSc Development & Rural Innovation

Prof. Paul Hebinck & Alberto Arce                                                                                Vincent Delobel

Wageningen University                                                              Period 1, Academic year 2012-2013

 

Soil: A Matter of Perspective

 

“The nation that destroys its soil destroys itself.”

[Franklin D. Roosevelt]

“Emancipation from the bondage of the soil is no freedom for the tree.”

[Rabindranath Tagore]

 

Introduction

 

Central in agronomy and in plant science but also the object of multiple perceptions and representations in the minds of the individuals who make a living from it, the soil seemed to be a relevant topic to compare the different ways through which natural and social sciences construct knowledge. In this essay, I will focus on how different people evaluate the soil quality.

The soil quality of a single field can be, more or less deliberately, observed, perceived and understood differently by a natural scientist (e.g. the lab analyst) and the farmer. In this essay, I assume on the one hand that the hypothetical social scientist, who might have encountered this story, chooses the EMIC perspective and uses the farmer’s “indigenous” concepts, and in the other hand, that the lab analyst uses his own “external” concepts. This divergence may imply the production of different knowledge about a single phenomenon that may differ, conflict and suggest different “solutions” or actions.

The story I refer to comes from my own experience on my parent’s farm. Amateurs of on-farm experiments, we wanted to plant trees on a plot to evaluate the potential of Agroforestry in our crop rotation (soil productivity, ecosystem services, energy issue, timber production...). Taking advice of agronomists, we ordered a soil analysis ex ante in order to evaluate the soil quality before the trees could influence it. As farmers, we had another way to evaluate it and we interpreted the soil analysis results differently than how the lab analyst did. In the following sections, I will describe, analyse and then compare these two different ways to evaluate the soil quality and to interpret the analysis results.

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Observations

In this section, I will first describe how the natural scientist evaluates the soil quality via the soil chemical analysis and then, how a social scientist could have done so, for instance, via participant observation.

·         The approach of the natural scientist  (ETIC discourse)

First of all, the soil analysis is based on a soil sample provided by the farmer. This sample must weigh five hundred grams and contains, in a plastic bag, diverse extracts of the superficial layer from different places in the field. The transport of the soil in this container keeps the chemical properties constant but changes the soil structure. The farmers also provides information about the crop rotation, but the experts only consider the previous and the current use which does not suit for our five-year crop rotation.

Then, in the lab of CARAH[1], the analyst carries out a chemical analysis. This is the only sort of soil analysis the Provincial Centre for Agriculture offers. The sample is used for several analyses to measure its pH and the content in phosphorus, potassium, magnesium, calcium, sodium, carbon (%), humus (%), organic nitrogen, and the C/N ratio. Among these parameters, many are not effectively observable with the eyes; the chemical analysis is a technology that permits the acquirement of unobservable information and then, it may complement farmer’s visual observation.  The farmer cannot decide which parameter will be analysed; this is the standard list for agricultural soil analysis. It both implies and assumes that, theoretically, the farmers of the Province only consider these chemical parameters of their soils.

The outputs of the analysis are figures. The report the farmer receives also provides an interpretation of these figures: each one is compared to a “desirable content”. A kind of diagram shows the situation of the sample compared to the pre-defined standards calculated by experts. These standards are neither defined in relation to the farming system nor the crop rotation. I will go back over the issue of “neutrality” of these standards later. From the interpretation of figures (i.e. comparison between the results and the standards), the expert advises the farmer to undertake certain actions, for example: to increase one chemical compound, to diminish another, assuming all the farmers have access to those compounds, in powder form.

·         The approach of the farmer and therefore the understanding of the social scientist (EMIC perspective)

Obviously, the farmer’s evaluation of the soil quality is based on different indicators than chemical parameters. With a spade, the farmer can dig into the soil fifty centimetres deep and observes the structure, the texture, the colour, the presence of organisms and roots. Another “knowledge input” which is worth considering is the odour of the soil which gives information about the decomposition and the microorganisms. These abilities to observe are also limited (e.g. scale) and imply “subjective” appreciation, i.e. interpretation of more or less qualitative information by the farmer himself.

The farmer’s evaluation also takes place in a particular spatiotemporal context. The farmer considers not only the current parameters but also the broader context: his farming system, the crop rotation (notably the legumes), the presence of trees or hedges and the story of the plot. Who cultivated it in the past? Under what kind of contract? In what farming system? Organic agriculture or not? He relates it to his own history and ancestors: “I know there was a hedge before but my father pulled it”, “This field has always been dry”... This historical perspective gives information about the evolution and the changes that occur on the field as well as about the meaning(s) the farmer gives to this resource and the inherited means of evaluation of land. Thus, in order to know the quality of the soil, the farmer links varied natures and sources of information.

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Argumentation

Through three sub-headings, this section seeks to go deeper in the analysis and the argumentation about the underlying issue of the different modes of knowledge construction.

·         Different “reliable” sources of info: from soil sample to farmer’s discourse

A fundamental difference between the natural and the social sciences is what they consider as relevant and reliable source of information. The lab analyst bases his analysis mostly on the soil sample (only considered in its material dimension) and, to a lesser extent, on the written information given by the farmer about the land use.  His interpretation consists in the comparison of the figures the chemical analysis provided and the standards his institution considers as relevant. Risking being irrelevant, he advises the farmer on the basis of “invisible” information he found in this five-hundred-grams-piece of soil.

Via participant observation, the social scientist considers several sources of information: he listens to the farmer’s discourse (about the story of land use, the long-term vision of the farmer, the farm system, the crop rotation); he can smell the soil as the farmer does (even if he probably will not perceive the same things) and he can observe (visually) the colour, the structure, the texture, the presence of roots and organisms in the soil. Because he has (maybe) no background in agronomy, he is not able to interpret these indicators by himself but he has access to the farmer’s interpretation and concepts to evaluate the soil quality.

As Showers (2005) [2]says, “landscapes are libraries whose info is ignored by most academics”. Through the study of soil erosion in Lesotho, he explains that the analyst cannot find the actual causes of soil erosion and fertility without listening to the story of people involved. In fact, the physical processes of soil formation and evolution can’t explain the current situation but the (changing) human land use disturbs also the chemical and physical properties of soil. Other methodologies are required to have access to this information, for instance, interviews and historical inquiries. In this case study, the author analyzed each element of history in relation to its potential impacts on soil, e.g. a change of farming system changes the meaning of resources and then how people use it. These complementary modes of inquiry and knowledge construction assume different relations with the “reliability” of sources and they may use concepts from different origins.

·         Different concepts: e.g. the issue of inputs

The lab analyst’s report mentioned different concepts to designate the inputs: fumure de redressement (= recovering manure), fumure de production (=manure for production) and fumure d’entretien (=maintenance manure). The use of these concepts is related to a specific farming system (currently dominant) characterised by the provision of several “external” inputs administered by “external experts”, outsiders, who are more often vendors.  This issue illustrates the influence of the context on knowledge construction. Thus, in this case, the “external” concepts don’t help to understand the actual socio-technical reality of the soil. In epistemology, using “expert” concepts to construct knowledge characterises the Etic approaches.

On the other hand, the Emic approaches are characterised by the fact that (social) scientists use the “indigenous” concepts to understand the “lived-reality”. In this case, the social scientist would have understood differently the issue of inputs. Thanks to the interviews, he knows the farming system and the related paradigm the farmer has opted for. The importance of external inputs is totally different on an organic farm where the goal is the autonomy and the long-run productivity of the soil instead of the optimization of the short-term plant productivity. The conception of input and output is a bit more complex: the lucerne (alfalfa, legume) is both considered as a short-term output (fodder crop) and a long-term input (nitrogen fixation); as well as the recently planted trees are considered as short-term input (leaves and roots renewal) and long-term output (timber production). As these last two elements of the agro ecosystem, the compost symbolizes broadly the “gift back” from the farmer to his soil, given every year in autumn. Its compounds reflect, to a certain extent, the portrait of the farm as a whole: residues from hedge cut, droppings of the different animals of the farm, the soiled straw... The farmer gives particular meanings to these elements and behaves particularly with the compost. These meanings are related to the farmer’s conception of his fields, his farm, and his role in the agro ecosystem. Listening to the farmer’s discourse enables the social scientist to access to these meanings and so, to understand this particular reality. Indeed, the last concepts are both not universal. In order to understand the farming practices, Shipton (1994)[3] suggests to “link religion and economy, ritual and subsistence, sacred and profane” and to study urban-rural linkages instead of focusing on fertility and management issues separately from socio-cultural context. Similarly, in the case presented in this essay, the understanding of farmer’s practices and objectives requires to consider also symbolic dimensions (e.g. the compost) and rural-urban linkages (e.g. the ecosystem services, high-quality food market).

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·         Different interpretations of the results : the ‘desirable’ content

Not only there exist several ways to evaluate soil quality but there are also different ways to interpret the results of a single chemical lab analysis.  What is the “desirable” content? What is considered as an important compound? What is the meaning of a resource? The domain of interpretation is full of assumptions, even in the “expert” discourse. I will illustrate this with the interpretation of two figures: the C/N ratio and the phosphorus content.

Firstly, the C/N ratio (carbon/nitrogen) gives information about the speed of the manure mineralisation. The result of this analysis is superior to the level considered “desirable” by the Centre. So, experts consider that, in this field, the mineralisation is too slow. In the soil sample, they can’t read the farmer’s intention to plant trees (that prefer higher C/N level) and his farming system that gives priority to the soil structure. These pieces of information are important to properly advise the farmer in his decisions but they are not accessible via this source of information. The scientist primarily chooses the sources he wants to build knowledge on and the sources imply certain kinds of information. The latter will influence the process of knowledge construction.

Secondly, the figure of phosphorus content is particularly surprising. 14,6mg/100g, more than three times the “desirable” content. The report doesn’t comment it but the farmer is really proud of it. Why? Thanks to his personal sources of information and his social relations with (in this case) academicians, the farmers knows that phosphorus is an essential compound of the soil for plants that soil erosion alters. In ‘conventional’ agriculture systems, this loss can be made up by the application of external phosphorus input but it is forbidden in organic agriculture. Moreover, this farmer knows that the world stock of this non-renewable resource is threatened by the agricultural input industry. Therefore, he is very proud of having ‘naturally’ this high content in phosphorus in his soil and considers it as an important resource that he manages to preserve for the future.

According to Oudwater & Martin (2003)[4], “indigenous knowledge includes the complex of practices and decisions made by local people. It is based on experience passed from one generation to the next, but nevertheless, it changes, adapts and assimilates new ideas”. Obviously, this knowledge is contextual: created, modified, shared and transmitted within specific social and agro-ecological contexts. But it is not “static and unchanging entities that do not interact with the ‘outside world’”. The example of the meaning and value of phosphorus in the soil illustrates this interaction between local knowledge and the ‘external’ ‘scientific’ knowledge; through special occasions (reflection days, etc.) this farmer had the opportunity to synchronize his knowledge with the knowledge of scientists and both learned from each other, with both kinds of knowledge influencing one another.

Through these two examples, I tried to illustrate the importance of the context and the assumptions in the construction of knowledge,  and therefore the difference between social and natural sciences approaches of a single phenomenon.

Conclusion

To conclude this essay, I would like to come back on three points: how natural and social sciences complement each other, their relation to local knowledge and their scope.

Firstly, natural and social sciences are characterised by different conceptions and methods of knowledge construction: different sources of information, different origins of concepts and different interpretations. They offer various insights that may be complementary and helpful to understand the problematic situation. In the case of soil quality evaluation, the chemical analysis provided visually-unobservable information while the interview taught more about the historical, political, economical and cultural context. The broader the range of information is, the deeper the understanding can be.

Secondly, the two “families” of sciences often have a contrasting approach towards local knowledge.  As the case illustrates, natural scientists neglect too often the local knowledge even in the perspective of solving of local problems. On the opposite, in sociology, the Emic perspective considers this knowledge as an entry point, a source of concepts, meanings, linkages, that is worth listening to.  In fact, to ignore the farming system, which I consider as a local concept, may lead to improper interpretation of data and therefore, irrelevant advice given to the farmer. This story illustrates the importance of considering local knowledge and so, the relevance of social scientists as “facilitators” in order to understand better agricultural problematic situations.

Finally, the scope of a theory is always limited. Actually, the construction of knowledge is a process that always happens in a particular context. This environment may be characterised by particular actors’ interests (e.g. external inputs market), certain paradigms (e.g. Modernization of Agriculture, the Green Revolution) but also by the absence of certain issues in the discussions (e.g. environmental externalities). Thus, according to Gil-Stores[5] (2004), even in the natural sciences, there is no consensus on the use and the interpretation of soil quality indicators. In addition, these characteristics may evolve over time and therefore influence differently the construction of knowledge. The social sciences, through their particular tools and methodologies, can really help to assess these interactions and influences. A particular theory, model or knowledge cannot claim to be totally universal and even less to be superior in every respect. The relation between the knowledge and its context challenges the concept of “expertise” and suggests the scientists both to be more humble and to consider better local knowledge.

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References

·         Gil-Sotres, F., Trasar-Cepeda C., Leiros, S. Seoane M.C. (2004), Different approaches to evaluating soil quality using biochemical properties. In: Soil Biology & Biochemistry 37 (2005) 877–887.

·         Oudwater, N. and A. Martin, Methods and issues in exploring local knowledge of soils. Geoderma, 2003. 111(3-4): p. 387-401.

·         Shipton, P., Land and Culture in Tropical Africa: soils, symbols and the metaphysics of the Mundane. Annual Review of Anthropology, 1994. 23: p. 367-368.

·         Showers, K.B., Imperial gullies: soil erosion and conservation in Lesotho. 2005, Athens, : Ohio University Press.

 

Annexe:  Soil analysis 

 


[1] Centre pour l’Agronomie et l’Agro-industrie de la province de Hainaut (= Centre for Agronomy and Agro-industry in Province of Hainaut)

[2] Showers, K.B., Imperial gullies: soil erosion and conservation in Lesotho. 2005, Athens, : Ohio University Press.

[3] Shipton, P., Land and Culture in Tropical Africa: soils, symbols and the metaphysics of the Mundane. Annual Review of Anthropology, 1994. 23: p. 367-368.

[4] Oudwater, N. and A. Martin, Methods and issues in exploring local knowledge of soils. Geoderma, 2003. 111(3-4): p. 387-401.

[5] Gil-Sotres, F., Trasar-Cepeda C., Leiros, S. Seoane M.C. (2004), Different approaches to evaluating soil quality using biochemical properties. In: Soil Biology & Biochemistry 37 (2005) 877–887.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 20:47

Ou comment concilier Agroforesterie et non-labour...

 

           Notre rotation de cultures alterne prairies temporaires ou luzerne et céréales fourragères sur une période de 4-5 ans (3+1 ou 4+1). Ainsi, chaque année, nous "démontons" 4,5 ha de prairies temporaires ou de luzerne afin d'y semer les céréales. Les années précédentes, cette transition était caractérisée par un apport en fumier suivi d'un labour et du semis (vibroculteur + semoir).

          Cette année, conjointement au développement de l'agroforesterie sur nos parcelles, nous avons opté pour un démontage progressif du couvert en parallèle à la chute des feuilles des arbres & haies. Nous n'utilisons donc plus la charrue mais un déchaumeur à disques (cover-crop) qui requiert une moindre force de traction. Cette transition de couvert est caractérisée par plusieurs déchaumages espacés d'une semaine environ afin de laisser d'une part la microbiologie du sol décomposer la matière organique (ancien couvert + compost + feuilles mortes) et d'autre part les adventices germer. La succession de faibles perturbations réduit les adventices en dormance dans le sol (banque de semences) et assure une meilleure structure du sol. En effet, cette méthode évite une trop forte perturbation du sol et permet un maintien relatif de la litière en surface.

 

Travail-du-sol-copy.jpgSchéma HD disponible en .PDF [en cliquant ici]

 

          Les feuilles des arbres tombent progressivement et vont ainsi remplir différents rôles. Elles constituent non seulement un important apport en matière organique (M. O., riche en nutriments) mais leur dépôt à la surface du sol limite l'impact (physique) des précipitations et de la lumière, nuit au développement des adventices et protège le semis des rudesses de la météo (cf. article "BRF & Céréales"). Cette méthode de non-labour implique d'autres adaptations notamment techniques (matériel utilisé) et organisationnelles (timing) qui sont encore à développer.

             Le démontage progressif [=avec le déchaumeur à disques et le déchaumeur classique (extirpateur)] est une intervention tant biologique que physique: tous ses effets ne sont pas visibles sur le moment même mais bien quelques jours après, contrairement au labour. En effet, cette intervention provoque une réponse de la vie du sol (décomposition) qui s'étale dans le temps. Il faut impérativement tenir compte de cela dans l'évaluation de l'intervention et dans le calcul du timing.

  Photos et commentaires dans l'album "Démontage progressif"

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:54

        L'incorporation de BRF dans le compost permet de valoriser les produits de la taille des haies et des jeunes arbres (en Agroforesterie). En effet, la matière ligneuse se décompose plus lentement que la matière "verte" et donne du travail à d'autres microorganismes.  L'utilisation de BRF en agriculture est connue pour l'amélioration des qualités physiques du sol (résistance à l'érosion et à la compaction) et la biostimulation de la fertilité du sol avec en perspective une augmentation des capacités de rétention et la diminution des intrants (D'après le CAT.). Le BRF d'une part contient lui-même un grand nombre de composés organiques et d'autre part, il améliore la structure du sol et donc la capacité de celui-là à servir les cultures.

           Nous installerons prochainement une citerne afin de récolter le jus de fumier (>pluie). Celui-ci sera pompé sur le compost et absorbé par la décomposition du bois. Cette technique permettra d'une part de réintégrer les nutriments contenus dans ce jus au compost et, d'autre part, d'éviter une surchauffe du processus de décomposition.

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Compostage du fumier des chèvres & incorporation de matière ligneuse* VIDEO

(* BRF -produit de taille des haies- et autre bois en décomposition)  

-> Plus de photos dans l'album Sol-Compost-BRF
-> D'autres projets pilotes particulièrement intéressants voient le jour dans la région. Du compost « made in Lesdain » (Centre d'Essais Horticoles de Wallonie CEHW) Article sur Avenir.net

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 18:20

Après cette alternance de temps sec et de pluies, nous avons hersé certaines prairies qui n’ont pas encore poussé de trop pour cela. Afin de minimiser l’impact de la traction de la herse étrie sur ce couvert printanier délicat, nous avons opté pour la traction chevaline.

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Quelques données :

  • Herse étrie Einböck : deux compartiments sur quatre => 3m de large
  • Deux chevaux de trait brabançons : Vera (jument, 18 ans) et Prince (hongre, 4 ans)
  • Vitesse : 7 km/h, prairie pentue.

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Alors que le tracteur aurait  « gratté » le sol en tirant la herse sur cette prairie humide et très pentue, les chevaux ne font pratiquement pas de trace. Malgré leur bon pas, ils n’égalent pas le tracteur en vitesse (qui peut tirer une largeur double). Néanmoins, d’autres paramètres intervenant dans la décision (couts/bénéfices) sont à prendre en compte :

  • le tassement du sol, l’impact sur la jeune herbe
  • les jours « ouvrables» -météo. En effet, les jours où la météo permet le passage sur le champ sont plus nombreux pour le cheval que pour le tracteur
  • l’efficience énergétique, le type d’énergie consommée, la masse de capital immobilisée
  • la qualité du travail effectué

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De plus, nous avons observé des effets win-win (gagnant-gagnant) entre ces critères. Par exemple, le cheval est « autorisé » (par son impact moindre sur le couvert) à herser  lorsque le sol est encore humide => davantage de jours ouvrables & plus grande qualité du travail effectué (par rapport à un hersage par temps plus sec). De même, le plus grand nombre de jours ouvrables relativise, dans une certaine mesure, le désavantage d’une vitesse de travail moindre.  Ainsi, en considérant ces différents critères de décision, nous pouvons en faire le bilan et choisir des options qui pourraient paraitre fantaisistes à première vue.

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La conduite des chevaux nécessite beaucoup de patience et de savoir-faire. L’adaptation de l’outillage et la sélection la plus intelligente possible des tâches à confier à ces fidèles compagnons sont aujourd’hui les deux principaux défis à relever.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 09:31

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Le purin a été le produit de base de nos premières expériences. L’ortie est en quelque sorte la plante fétiche des cultivateurs « résistants » qui plaident pour l’utilisation des plantes en substitution des produits phytosanitaires et compagnie. Je commence donc par décrire brièvement la préparation du purin d’ortie ; préparation aux multiples vertus.

A.              La préparation

 

La préparation est assez simple, quelques conseils sont néanmoins à considérer. Il est préférable de choisir de grandes orties mais encore jeunes, non montées en graine ni en fleur. Il faut les utiliser fraîches, propres et couper les racines. Récolter un kilogramme d’orties pour  un minimum de dix litres d’eau de pluie. Couper les orties en morceaux de dix à quinze centimètres, ni trop courts ni trop longs, feuilles et tiges.

Le récipient utilisé ne peut être en métal oxydable et de préférence en bois ou en plastique. Il faut prévoir un récipient d’une capacité bien supérieure au volume d’eau, par exemple un seau de quinze litres pour dix litres d’eau et un kilo d’orties. Placer un couvercle au dessus du récipient sans que celui-ci ne soit hermétique. Vu les odeurs dégagées, mieux vaut placer le tout à l’extérieur.

 

B.               La macération

 

Le purin doit être mélangé tous les deux jours avec un bâton de bois durant une minute dans un sens, une minute dans l’autre (horloger/anti horloger). Il est toutefois intéressant d’y jeter un coup d’œil pour observer l’évolution de la macération. Les premiers jours, l’eau va se noircir et par après, ce sont les orties qui vont changer. Si la dilution eau/ortie est élevée, la macération risque d’être un peu plus longue.

Suivant la météo et notamment la température, la macération peut prendre entre une et deux semaines. Pour savoir quand il faut stopper le processus, il faut observer la réaction du purin lors du mélange : le jour où le purin ne produit plus de mousse blanche quand il est mélangé, il faut arrêter la macération le jour même de préférence.

La macération s’arrête lorsque le purin est filtré. Plus le filtre est fin, meilleure sera la conservation mais moins bonne sera la qualité du purin. Il faut alors trouver le juste milieu. De nos expériences, nous retirons qu’un filtre de trois à quatre millimètres d’ouverture est un bon choix.

Pour conserver le purin ainsi filtré, il est recommandé d’utiliser un récipient opaque et hermétique cette fois. Plus il sera foncé et opaque, moins les effets de la lumière nuiront à la conservation. La température du lieu peut être comprise entre douze et vingt-cinq degrés.

 

C.               L’utilisation du purin d’ortie

 

Le purin d’orties est un produit fort, il faut bien avoir cela en tête. La dilution classique est d’un litre de purin pour dix litres d’eau. Lors d’une de nos expériences, du blé traité dès le semis, les graines qui n’étaient pas bien enterrées ont commencé à pourrir après quatre pulvérisations.

Le purin d’ortie est connu comme accélérateur de décomposition. Un compost difficile à décomposer ou encore un fumier trop frais peuvent être aidés par une pulvérisation au purin d’orties. Le purin est en effet un liquide vivant, peuplé de micro-organismes qui vont être disséminés sur le compost vont ainsi vivre dans et donc travailler la matière organique.

Une utilisation intensive du purin sur des plantes peut nuire aux feuilles de la plante, en effet, il est sage d’utiliser le purin avec modération pour ne pas bousculer l’équilibre du milieu de vie ; il doit juste lui donner un coup de pouce, un coup de vie.

NB : Pour plus de détails sur l’activation du compost par le purin, lire nos expériences.

La coccinelle vient pondre ses œufs sur l’ortie même,  ainsi elle fait fuir les pucerons ou les dévore. L’ortie est en effet un milieu de vie très riche. Le purin d’ortie lui aussi fait fuir les pucerons et d’autres insectes notamment les acariens. Comme insecticide, le purin doit être utilisé avec modération et en cas d’invasion majeure. L’équilibre naturel des êtres vivants du milieu doit permettre de réguler une bonne partie des « problèmes », ainsi, laisser quelques orties au bord du potager permet la reproduction de coccinelles et donc de lutter contre trop de pucerons. Le purin d’ortie est aussi connu comme antiparasite.

L’objectif est de renfoncer cet équilibre pour que le milieu se défende lui-même et d’intervenir pour l’aider à se maintenir. Le purin agit en même temps en tant que un répulsif et  renforce la plante pour se défendre mieux elle-même.

Le purin d’orties est très riche en azote, minéraux, vitamines et oligo-éléments. Il constitue donc un très bon engrais pour les plantes : il les renforce, les aide à pousser et les rend plus résistantes contre les maladies. Le purin peut donc être utilisé préventivement : il promeut les défenses naturelles de la plante et d’une façon curative lors d’attaques plus importantes.

Le purin fortifie plus le feuillage et les réserves de la plante que la fleur ou le fruit. Il est donc idéal pour la croissance et l’après-fructification, avant l’hiver.

REMARQUE IMPORTANTE

Traditionnellement, le purin est dilué et ensuite arrosé sur les potagers. Etant  donné qu’il est impossible pour un agriculteur d’arroser tout un champ, m’est venu l’idée de faire absorber aux semences une petite quantité de purin pur avant de les semer : c’est ce que j’appelle le traitement des graines. L’idée est que la graine garde en elle ce purin qui l’aiderait durant sa germination et toute sa croissance, ce qui éviterait un arrosage de toute la surface du champ. Je n’ai trouvé, dans la littérature concernant les purins, aucune trace d’expérience de ce genre ; ce qui explique la petitesse de la bibliographie de ce document. C’est pourquoi j’ai décidé de mener moi-même ces expériences à la ferme de mes parents, à Havinnes.

Le purin d’orties est connu pour revivifier le sol. L’application de purin sur un sol trop pauvre va accélérer le développement des vies microbienne et bactériale de celui-ci.

L’application du purin d’orties sur un substrat trop riche, en fumier par exemple, assurera une décomposition plus complète de la matière organique, une meilleure intégration des éléments nutritifs dans le sol et donc une plus facile utilisation de ceux-ci par la plante.

L’arrosage de purin (ortie ou mix) engendre un plus grand travail du sol, une vie organique plus développée et donc un tassement moindre.

Pour plus de détails à ce propos, veuillez vous référer aux expériences.

 

D.              D’autres purins

La préparation du purin de consoude est semblable à celle du purin d’ortie.  Le purin de consoude est moins riche en azote que le purin d’orties mais il contient en quantité importante de potassium, de calcium, de magnésium ainsi que de cuivre, zinc, manganèse, fer et de bore. Connu pour son alcalinité, le purin d’ortie aura tendance à augmenter le pH du sol.

Alors que l’ortie favorise  le feuillage, la consoude favorise la floraison et la fructification. Le purin de consoude est aussi connu pour être un bon activateur de compost et un multiplicateur de la vie microbienne dans le sol. Il apporte au sol, lui aussi, un bon nombre d’oligo-éléments.

Il est conseillé, lors de l’utilisation de celui-ci en arrosage, de le diluer à 5% au lieu de 10. Certaines sources le préconisent à 10%, mieux vaut ne pas vouloir le diluer trop fort même s’il ne cause pas de brûlures comme le purin d’ortie. Il est d’ailleurs encore plus conseillé de l’utiliser en alternance voir en mélange avec le purin d’ortie, ils se complètent très bien.

La préparation du purin de prêle est semblable à celle des deux purins précédents. Il peut être pulvérisé comme arrosé. Il est connu pour renforcer les défenses des plantes contre les maladies cryptogamiques (la rouille, l'oïdium, le mildiou, la fonte des semis, la tavelure). Ce purin est très riche en silice, fait fuir les pucerons et les limaces et développe les défenses naturelles des plantes arrosées.


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Nos expériences avec les purins: Catégorie d'articles: "cultures" et "sol"

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 09:48

Voici un site plein de bons conseils et de documents très intéressants.

http://www.agriculture-de-conservation.com

  • Un travail du sol réduit protège les vers de terre: ici
  • Observer son sol de près, pour comprendre sa fertilité: ici
  • Composter demande un peu de savoir-faire: ici
  • Les légumineuses, comment ça marche? (Biologie, rotation, fourrage): ici

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